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Arman Tatoyan : Ce qui se passe au Tavush n’a rien à voir avec la délimitation ou la démarcation de la frontière de l’Arménie

Par TheArmTimes

Arman Tatoyan : Ce qui se passe au Tavush n’a rien à voir avec la délimitation ou la démarcation de la frontière de l’Arménie


Ce qui se passe au Tavush : une politique périlleuse


Selon l'ancien Défenseur des droits de l'homme de la République d'Arménie, Arman Tatoyan, les événements actuels au Tavush sont loin d'être liés à la délimitation ou à la démarcation des frontières de l'État. Il estime qu'il s'agit plutôt d'un processus illégal, contraire aux normes internationales et susceptible d'entraîner de graves violations des droits de l'homme et des perturbations de la sécurité.


Conséquences désastreuses


Tatoyan met en garde contre les conséquences dévastatrices de cette démarche. Il prédit que l'Arménie se verra confrontée à l'isolement des villages, à l'inutilisabilité des routes interétatiques, à la mise en péril des communications frontalières arméno-géorgiennes et à la menace pesant sur les infrastructures stratégiques. De plus, les populations seront confrontées au déplacement, à la perte de leurs moyens de subsistance et à la dégradation de leur qualité de vie.


Une erreur stratégique majeure


Tatoyan souligne que depuis novembre 2020, il a constamment alerté du danger de dissocier la sécurité des droits de l'homme. Il estime que cette politique erronée a renforcé l'Azerbaïdjan et affaibli l'Arménie.


Revendications frontalières de l'Azerbaïdjan


Le 9 mars, l'Azerbaïdjan a revendiqué huit villages frontaliers arméniens, dont sept situés dans la région du Tavush. Le 12 mars, le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian, a déclaré que la démarcation de la frontière pourrait effectivement débuter par le Tavush.


Condition préalable à la démarcation


Le 18 mars, Pachinian a rencontré les habitants des villages frontaliers du Tavush et a conditionné la démarcation de la frontière à la mise en place de rencontres régulières entre les représentants des villages et les membres du Comité de démarcation et de sécurité des frontières.


Conclusion


Les événements au Tavush constituent une menace sérieuse pour la sécurité et les droits de l'homme en Arménie. Cette politique illégale et préjudiciable doit être abandonnée. La protection des droits de l'homme et la garantie d'une sécurité durable doivent être au cœur de la diplomatie arménienne. Faute de quoi, l'Arménie risque de graves conséquences à long terme.

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