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Publié dans actualités

Des maisons perquisitionnées après l'attaque du poste de police d'Erevan

Par TheArmTimes

Des domiciles perquisitionnés suite à l'attaque d'un commissariat d'Erevan


Introduction


Lundi, les enquêteurs arméniens ont perquisitionné les domiciles de partisans d'un groupe d'opposition radical, au lendemain d'une attaque à la grenade à main perpétrée par trois hommes liés à ce groupe à l'entrée d'un commissariat d'Erevan.


L'attaque liée aux projets territoriaux de Pachinian


Certains éléments suggèrent que l'attaque est liée au projet controversé du Premier ministre Nikol Pachinian de céder unilatéralement des zones contestées de la province arménienne de Tavush à l'Azerbaïdjan.


Les auteurs de l'attaque


Deux des assaillants ont été grièvement blessés dans l'explosion, tandis que le troisième, Stepan Hovakimian, a menacé de faire exploser une autre grenade lors d'un affrontement de deux heures avec les forces de sécurité. Il a finalement été arrêté.


Message de Hovakimian avant l'attaque


Hovakimian avait diffusé une vidéo sur Facebook peu avant l'attaque, exprimant son indignation face à l'arrestation de membres ou de partisans de l'Alliance nationale démocratique (AZhB) qui s'étaient rendus dans les zones frontalières pour soutenir les habitants opposés aux plans de Pachinian.


Réaction de l'AZhB


L'AZhB a confirmé que les trois assaillants étaient ses partisans, mais a nié toute implication dans leurs actions. L'un des principaux membres du groupe, Hermine Mkrtchian, a qualifié l'attaque d'"explosion" émotionnelle.


Perquisitions domiciliaires


La police a commencé à perquisitionner les appartements des partisans de l'AZhB tôt le matin. Aucune arrestation n'a été confirmée pour le moment.


Liens entre l'AZhB et le groupe armé de 2016


Les dirigeants de l'AZhB entretiennent des liens avec les membres emprisonnés d'un groupe armé qui avait attaqué un autre commissariat d'Erevan en 2016 pour exiger la démission de l'ancien président Serge Sarkissian.


Arrestation de membres de Combat Brotherhood


Dimanche, la police a également arrêté 49 membres de Combat Brotherhood qui se préparaient à organiser un entraînement militaire dans l'un des villages concernés. Ils ont été libérés sans inculpation quelques heures plus tard.


Opposition aux concessions territoriales


Le chef de Combat Brotherhood, Hrant Ter-Abrahamian, a accusé les autorités de réprimer toute opposition aux plans de retrait de Pachinian. Les principaux groupes d'opposition ont condamné ces concessions, les qualifiant de haute trahison.


Préoccupations des habitants des zones frontalières


Les habitants des villages frontaliers craignent de perdre l'accès à leurs terres, de se retrouver isolés et d'être plus vulnérables aux attaques azerbaïdjanaises si les zones adjacentes sont cédées.


Conclusion


Les perquisitions domiciliaires et les arrestations liées à l'attaque du commissariat d'Erevan soulignent les tensions croissantes en Arménie concernant les projets territoriaux de Pachinian. L'opposition continue de dénoncer ces plans, tandis que les habitants des zones frontalières s'inquiètent de l'impact qu'ils pourraient avoir sur leur vie et leurs moyens de subsistance.

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