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L’Arménie « n’est pas obligée » de quitter les blocs dirigés par la Russie

Par TheArmTimes

L'Arménie « n'est pas obligée » de quitter les blocs dirigés par la Russie


Les États-Unis et l'Union européenne ne font aucune pression sur l'Arménie pour qu'elle quitte les alliances des anciens États soviétiques dirigées par la Russie, a affirmé jeudi le vice-ministre arménien des Affaires étrangères, Vahan Kostanian.


Pas d'inquiétudes en Russie


Kostanian a rejeté les inquiétudes de la Russie concernant la prochaine rencontre du Premier ministre Nikol Pashinian avec le secrétaire d'État américain Antony Blinken et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. Cette rencontre marquera un changement d'orientation géopolitique pour l'Arménie.


Pas un événement majeur


"Je ne pense pas que nous devrions transformer cet événement en un développement géopolitique majeur", a déclaré Kostanian à propos de la réunion trilatérale prévue vendredi à Bruxelles. "Elle se concentrera sur l'assistance économique à l'Arménie."


La Russie préoccupée


Mari Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, a critiqué les assurances d'Erevan selon lesquelles les pourparlers de Bruxelles "ne sont dirigés contre aucune tierce partie". Elle a affirmé que l'Occident faisait de l'Arménie "un instrument pour la mise en œuvre de ses plans extrêmement dangereux" dans la région.


L'Arménie rejette les pressions


"Nous n'allons être l'instrument de personne", a rétorqué Kostanian. "Notre politique étrangère souveraine peut provoquer une certaine nervosité dans différentes capitales. Je ne peux pas réagir à cela, je souhaite simplement une bonne santé."


Aucune pression pour quitter les organisations


Kostanian a nié qu'Erevan subisse des pressions occidentales pour quitter l'Organisation du traité de sécurité collective (OTSC) ou l'Union économique eurasienne. "Aucune demande officielle de ce type ne nous a été soumise", a-t-il déclaré.


Suspension de l'adhésion à l'OTSC


Plus tôt cette année, Pashinian a annoncé la suspension effective de l'adhésion de l'Arménie à l'OTSC et a menacé de se retirer complètement de l'alliance militaire dirigée par la Russie. Il n'a pas exclu la possibilité de postuler à l'adhésion à l'UE.


Protestations en Azerbaïdjan


La rencontre de Pashinian avec de hauts responsables américains et européens a suscité des protestations en Azerbaïdjan. Le ministère azerbaïdjanais des Affaires étrangères a accusé l'Occident de se ranger du côté de l'Arménie dans le conflit arméno-azerbaïdjanais et de l'encourager à prendre des "actions déstabilisatrices".


Accusations de renforcement militaire


Le ministère azerbaïdjanais de la Défense a affirmé que l'Arménie massait des troupes le long de la frontière arméno-azerbaïdjanaise en vue d'une éventuelle préparation à des "provocations militaires". Erevan a fermement nié tout renforcement militaire.


Conclusion


Alors que l'Arménie se rapproche des puissances occidentales, elle réaffirme sa souveraineté et sa résistance aux pressions extérieures. Cependant, les inquiétudes de la Russie et de l'Azerbaïdjan soulignent la complexité de la situation géopolitique dans la région. Les pourparlers de Bruxelles seront essentiels pour déterminer l'avenir des relations de l'Arménie avec ses partenaires occidentaux et régionaux.

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