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Publié dans actualités

Les autorités azerbaïdjanaises gardent le silence sur le meurtre d’une femme transgenre

Par TheArmTimes

Les autorités azerbaïdjanaises muettes face au meurtre d'une femme transgenre


Un silence inquiétant


Les autorités azerbaïdjanaises ont observé un silence assourdissant concernant le meurtre apparent d'une femme transgenre aux abords de Bakou, refusant de confirmer l'ouverture d'une enquête sur ce décès tragique.


Un acte brutal


Selon Alex Shah, militant local des droits des homosexuels, la victime, identifiée uniquement comme « Aytan », a été découverte sans vie le 12 mars à Khojasan, dans la banlieue de Bakou. Des photographies partagées par la communauté locale des femmes transgenres révèlent l'atrocité du crime, montrant le corps d'Aytan atrocement défiguré sur le bord d'une route.


Une enquête retardée


Face à la violence de la scène, Shah a dénoncé l'inaction des autorités. Après avoir alerté le ministère de l'Intérieur sur les réseaux sociaux, il a été convoqué pour être interrogé. Selon son témoignage, un enquêteur a exigé des informations supplémentaires, notamment le lieu exact du crime et l'identité légale d'Aytan.


Des institutions impassibles


Un porte-parole du ministère de l'Intérieur, Anar Gafarov, a déclaré à OC Media ne disposer d'aucune information sur l'affaire, demandant si les détails avaient été « partagés sur Facebook ». Il a toutefois assuré que le ministère enquêtait sur tous les cas de meurtre. Contactée par OC Media, une porte-parole du bureau du procureur général, Aysel Hasanova, est restée injoignable.


Des suspects identifiés


Jeudi, Shah a confié à OC Media avoir reçu des informations selon lesquelles deux suspects, le partenaire et le propriétaire d'Aytan, avaient été arrêtés. Selon une source au sein de la communauté LGBTIQ+, Aytan aurait été tuée par son partenaire.


Un silence complice


Les militants locaux des droits des homosexuels ont dénoncé l'absence de couverture médiatique de ce meurtre, malgré la diffusion de détails en ligne. Leyla Hasanova, de QueeRadar, a qualifié ce silence de « phobique ». Selon elle, les médias contribuent à la discrimination en refusant tout soutien ou couverture médiatique.


Médias biaisés


Hasanova a souligné que les médias azerbaïdjanais publiaient parfois des articles ciblant les personnes homosexuelles, alimentant ainsi l'intolérance. Elle a cité les rapports de surveillance des médias 2021 et 2022 de QueerRadar, qui ont révélé un taux alarmant d'articles dénigrant envers les personnes LGBTIQ+.


Un désaccord entre queer et médias


Vusala Hajiyeva, artiste et activiste transgenre, a déploré le fossé entre la communauté queer et les médias, accusant ces derniers de ne couvrir que les événements négatifs liés aux personnes transgenres. Elle a également critiqué l'utilisation des « noms morts » dans les médias, une pratique qui méprise l'identité des personnes transgenres.


Nécessité d'un changement


Selon Hajiyeva, la situation pourrait évoluer rapidement si les médias prenaient au sérieux les questions de discrimination contre les personnes queer. En traitant les informations de manière éthique et respectueuse, les médias peuvent contribuer à un climat de tolérance et d'acceptation.


Conclusion


Le meurtre d'Aytan est une tragédie qui met en lumière la violence et la discrimination auxquelles sont confrontées les personnes transgenres en Azerbaïdjan. Le silence des autorités et des médias perpétue une culture de l'impunité et envoie un message dévastateur à la communauté LGBTIQ+. Il est impératif que les institutions et les médias se mobilisent pour condamner la violence et promouvoir l'égalité et la justice pour toutes les personnes, quelle que soit leur orientation sexuelle ou leur identité de genre.

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