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Les États-Unis sont invités à faire preuve de prudence en Arménie

Par TheArmTimes

Les États-Unis appellent à la prudence de l'Arménie face à la Russie


Introduction


Le Département d'État américain a mis en garde l'Arménie contre les actions "déstabilisatrices" de la Russie dans le Caucase du Sud. Cette déclaration fait suite aux avertissements lancés par des analystes d'un groupe de réflexion américain influent, qui ont exhorté l'Arménie à ne pas rompre ses liens avec Moscou et à s'aligner totalement sur l'Occident.


Recommandations des analystes de RAND


Dans un article publié le 14 mars, Joe Haberman et Paul Cormarie de la RAND Corporation ont affirmé que les États-Unis "ne pouvaient pas jouer le rôle de garant de la sécurité" de l'Arménie, même s'ils devaient lui fournir des armes défensives.


Ils ont fait valoir qu'il serait "difficile de s'éloigner complètement de Moscou", qui, malgré ses préoccupations actuelles concernant l'Ukraine, "pourrait encore imposer des coûts désastreux à l'Arménie". Ils ont recommandé que l'Arménie "protège ses relations de sécurité avec la Russie" tout en évitant de "s'aliéner indûment Moscou en l'abandonnant complètement".


Les analystes de RAND ont également souligné la nécessité pour l'Arménie de maintenir des "relations complexes" avec ses voisins, notamment la Russie et l'Iran, et ont exhorté l'Occident à "accepter le multi-alignement de l'Arménie".


Réaction du Département d'État américain


Commentant ces recommandations, le Département d'État américain a déclaré à Voice of America que les États-Unis élargissaient leurs relations avec l'Arménie pour soutenir sa souveraineté, son intégrité territoriale et son "développement démocratique".


Le département a également souligné "l'agression dévastatrice continue de la Russie contre l'Ukraine", son "occupation du territoire souverain de la Géorgie" et ses "actions déstabilisatrices" dans la région et dans le monde. Il a ajouté que les États-Unis ne pouvaient pas considérer la Russie comme un "allié ou un partenaire fiable" dans le Caucase du Sud.


Position du Premier ministre arménien


Le Premier ministre Nikol Pachinian s'est engagé à "diversifier" la politique étrangère et de sécurité de l'Arménie, invoquant l'incapacité perçue de la Russie à défendre le pays contre les attaques azerbaïdjanaises. Il a gelé l'adhésion de l'Arménie à l'Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC) et a menacé de quitter l'alliance militaire dirigée par la Russie.


Pachinian et ses alliés estiment que des liens de sécurité plus étroits avec l'Occident aideront l'Arménie à faire face à ses défis de sécurité.


Préoccupations de l'opposition arménienne


Les dirigeants de l'opposition arménienne ont mis en garde contre ce changement de politique, soulignant l'absence de garanties de sécurité occidentales ou d'aide militaire significative. Ils craignent également qu'Erevan ne s'aliène l'Iran, qui s'oppose à la présence de "puissances extérieures" dans la région.


Rôle de l'Iran


L'Iran a régulièrement mis en garde contre la présence de "puissances extérieures" dans le Caucase du Sud. Contrairement aux États-Unis, l'Iran pourrait intervenir militairement pour empêcher l'Azerbaïdjan d'ouvrir un couloir extraterritorial vers le Nakhitchevan.


Recommandations du Département d'État américain


Le Département d'État américain a exhorté les pays de la région à "évaluer globalement les intentions de l'Iran" et à "procéder avec prudence" dans leurs relations avec le régime iranien.


Conclusion


La politique étrangère et de sécurité de l'Arménie est à la croisée des chemins. Les États-Unis appellent à la prudence face à la Russie, tandis que l'Arménie explore des options de diversification. L'issue de ces délibérations façonnera l'avenir de la sécurité dans le Caucase du Sud.

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