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Publié dans actualités

Pachinian met en garde contre une guerre pour défendre les concessions foncières de l'Azerbaïdjan

Par TheArmTimes

Les concessions territoriales de l'Arménie à l'Azerbaïdjan : un risque de guerre


Introduction


Le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian, a suscité la controverse en proposant de céder davantage de territoires à l'Azerbaïdjan afin d'éviter un nouveau conflit. Cette décision est fortement contestée par l'opposition arménienne, craignant qu'elle n'affaiblisse la sécurité nationale et n'ait des conséquences désastreuses pour les communautés touchées.


Les concessions proposées


Pachinian a indiqué sa volonté d'accepter les demandes de Bakou concernant le retrait inconditionnel des troupes arméniennes des zones contestées de la province de Tavush, situées le long de la frontière de facto avec l'Azerbaïdjan. Ces zones comprennent quatre colonies abandonnées qui étaient occupées par l'Arménie depuis la guerre du Haut-Karabakh dans les années 1990.


Les raisons avancées par Pachinian


Pachinian affirme que ces concessions sont nécessaires pour éviter une guerre avec l'Azerbaïdjan. Il soutient que l'Arménie ne peut pas se permettre un autre conflit et qu'il est préférable de faire des compromis territoriaux pour garantir la paix. Il indique également que la frontière arménienne dans cette zone doit être ajustée pour que les infrastructures vitales ne soient pas exposées à des attaques azerbaïdjanaises.


Les préoccupations des habitants


Les habitants des villages frontaliers de Tavush sont profondément préoccupés par les implications de ces concessions. Ils craignent de perdre l'accès à leurs terres, d'être coupés du reste du pays et de devenir plus vulnérables aux incursions azerbaïdjanaises. Ils estiment que le retrait des troupes arméniennes affaiblira les défenses de la région et mettra leur sécurité en danger.


L'opposition de l'opposition arménienne


Les dirigeants de l'opposition arménienne ont fermement condamné les concessions proposées par Pachinian. Ils soutiennent que ces mesures auront de graves conséquences pour la sécurité nationale et qu'elles affaibliront le pays face à l'agression azerbaïdjanaise. Ils affirment que le retrait des troupes arméniennes ne dissuadera pas l'Azerbaïdjan de nouvelles attaques et qu'il pourrait au contraire l'enhardir.


Les implications stratégiques


Les zones contestées de Tavush sont stratégiquement importantes car elles se situent le long de l'une des principales autoroutes reliant l'Arménie à la Géorgie et d'un gazoduc fournissant du gaz naturel russe à l'Arménie. Pachinian a déclaré que ces infrastructures devront être réacheminées pour qu'elles traversent le territoire de jure de l'Arménie, une tâche qui serait difficile et prendrait beaucoup de temps.


Les risques pour la sécurité de Tavush


Le retrait des zones frontalières porterait atteinte à l'intégrité des défenses de la frontière arménienne à Tavush. Les troupes azerbaïdjanaises pourraient alors constituer une menace plus grave pour la sécurité de cette province et de la province voisine de Lori.


Les conséquences pour la province de Syunik


Pachinian avait déjà ordonné le retrait unilatéral des troupes arméniennes des zones frontalières contestées dans la province de Syunik, au sud-est, à la suite de la guerre du Haut-Karabakh en 2020. Cependant, cela n'a pas empêché les forces azerbaïdjanaises d'attaquer Syunik et d'y réaliser des gains territoriaux en 2021 et 2022.


Conclusion


La proposition de Pachinian de céder davantage de territoires à l'Azerbaïdjan est un sujet controversé qui soulève de graves inquiétudes quant à la sécurité nationale de l'Arménie. Les habitants des communautés frontalières, l'opposition arménienne et les experts militaires ont tous exprimé leurs doutes sur la sagesse de cette décision. Il reste à voir si Pachinian pourra apaiser ces inquiétudes et obtenir le soutien du peuple arménien pour sa politique de concessions territoriales.

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