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Publié dans union européenne

Pachinian soutenu par la résolution du Parlement européen

Par TheArmTimes

L'Arménie et l'Union Européenne : un avenir commun ?Le Premier ministre arménien, Nikol Pashinian, a récemment exprimé son soutien à une résolution du Parlement européen qui pourrait marquer un tournant historique pour l'Arménie et ses aspirations européennes.La résolution, adoptée avec enthousiasme, réitère le soutien de l'UE à l'intégrité territoriale de l'Arménie et à ses valeurs démocratiques. Elle félicite également le gouvernement arménien pour ses efforts visant à renforcer les liens avec l'UE et note la suspension de l'adhésion de l'Arménie à l'Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC), dominée par la Russie. Cette décision est perçue comme un signal fort d'Erevan, indiquant une volonté de s'engager davantage avec l'UE et d'entamer potentiellement un processus d'adhésion.Pashinian a salué cette résolution lors d'une session de son cabinet, soulignant qu'elle ouvre la porte à un débat public sur l'avenir de l'Arménie et ses relations avec l'UE. Bien qu'il n'ait pas encore pris position officiellement sur la question de l'adhésion, il a clairement indiqué que son gouvernement poursuivrait le renforcement des liens avec l'UE.Cependant, cette orientation pro-européenne n'est pas sans susciter des débats au sein du parti au pouvoir, le Contrat civil, où certains membres expriment des réserves. Ils mettent en avant la dépendance économique et énergétique de l'Arménie envers la Russie, un facteur non négligeable dans la balance des décisions stratégiques.L'adhésion à l'UE impliquerait pour l'Arménie de se retirer non seulement de l'OTSC mais aussi de l'Union économique eurasienne (UEE), ce qui représenterait un changement majeur de son orientation géopolitique. Hakob Archakian, vice-président du parlement arménien, a indiqué que l'équipe de Pachinian n'avait pas encore discuté de cette éventualité, mais que la résolution européenne méritait un large débat public.Les relations entre l'Arménie et la Russie, alliés de longue date, pourraient être mises à l'épreuve si Erevan s'oriente vers l'UE. La Russie, qui représente une part significative du commerce extérieur arménien et est un fournisseur clé en énergie, a déjà averti des conséquences potentiellement graves d'un tel alignement.L'Arménie se trouve donc à la croisée des chemins, devant peser les avantages d'une intégration européenne contre les risques de s'éloigner de son partenaire traditionnel. Ce débat s'annonce comme un moment déterminant pour l'avenir du pays et de sa place sur l'échiquier régional et international.

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